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Traitement expliqué
La coagulation et la thrombose
La coagulation sanguine est un processus complexe lors duquel le sang forme des caillots solides. La formation de caillot est une partie essentielle de l'hémostase, ensemble de phénomènes qui contribue à la prévention et à l'arrêt des saignements. En cas de thrombose, des caillots se forment anormalement et obstruent les veines dans lesquelles ils se trouvent.
Objectifs du traitement anticoagulant
En fluidifiant le sang, les médicaments anticoagulants bloquent la coagulation sanguine. En cas de thrombose, ce traitement empêche le caillot de sang de se développer davantage et évite la formation de nouveaux caillots de sang. Avec le temps, le caillot se dissout spontanément. Un traitement préventif avec un anticoagulant peut aussi être proposé à des personnes saines exposées à des risques particuliers de thrombose, notamment lors d'une intervention chirurgicale, d'un alitement ou d'une immobilisation prolongé, etc.
Différents anticoagulants
Le médecin peut avoir recours à un traitement anticoagulant s'il suspecte la présence d'une thrombose veineuse profonde en attendant l'écho doppler. Si une thrombose veineuse profonde a été diagnostiquée, le traitement anticoagulant est systématique et instauré en urgence. Avant le début du traitement, un bilan sanguin est pratiqué. Les résultats obtenus vont servir de valeurs de référence auxquelles les résultats des analyses ultérieures seront comparés. En fonction des résultats du bilan, la prise en charge pourrait alors être modifiée.
Le traitement de la thrombose veineuse profonde débute par l'administration d'héparine (12). L'héparine est toujours administrée par voie veineuse ou par injection sous-cutanée. Cette substance inhibe les mécanismes de la coagulation sanguine en bloquant la formation de caillots. Le port de bas ou chaussettes de compression veineuse élastique est également recommandé dès que possible après le diagnostic (12).
Après confirmation du diagnostic, un relai du traitement anticoagulant initial par les AVK (anti-vitamines K) est instauré (12). Ces substances, prises par voie orale, diminuent la fabrication par le foie de facteurs de la coagulation. Les anti-vitamines K doivent être prises sur plusieurs mois, en fonction du contexte clinique, pour éviter les récidives. Dans certains cas particuliers, le traitement par héparine pourra être prescrit pendant plusieurs mois, sans relai AVK (12).
Dans le cas d'une embolie pulmonaire avec état de choc, un traitement fibrinolytique sera administré (12).
Surveillance biologique
Le traitement anticoagulant nécessite une surveillance régulière de différents paramètres sanguins pour plusieurs raisons :
- les analyses sanguines permettent de vérifier l'absence d'effets indésirables, comme une diminution du nombre de plaquettes sanguines, parfois entraînée par certains traitements anticoagulants.
- il n'existe pas de posologie standard et la surveillance permet de vérifier que le médicament n'est ni sous-dosé - et donc inefficace - ni sur-dosé - ce qui exposerait à un risque accrue d'effets indésirables comme par exemple les hémorragies.
Des mesures sanguines seront également réalisées dès l'instauration du traitement pour évaluer le bon fonctionnement de la fonction rénale (12).
Enfin les anti-vitamines K feront aussi l'objet d'une surveillance (12).
Source :
12. AFFSAPS - Prévention et traitement de la maladie thromboembolique veineuse en médecine - Novembre 2009
RT: Dernière mise à jour 03 mai 2011: RP02128

