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La circulation du sang
Comment le sang circule-t-il dans les veines ?
Dans l'organisme, le sang circule à travers deux types de vaisseaux sanguins, les artères et les veines. Les artères transportent le sang du cœur vers les organes, les veines le ramènent des organes vers le cœur.
Au niveau des jambes, le système veineux est composé de deux réseaux communiquant entre eux, l'un superficiel, situé sous la peau, l'autre profond qui passe au milieu des muscles de la cuisse et du mollet. Le sang pauvre en oxygène provenant des tissus remonte vers le cœur par les capillaires puis les veinules ; il gagne ensuite les veines superficielles et la circulation profonde.
Comment le sang remonte-t-il vers le cœur malgré la pesanteur ?
Contrairement aux artères qui propulsent le sang grâce à leur paroi musculaire, les veines ne peuvent pas faire progresser le sang par elles-mêmes. Leur paroi est constituée en partie de fibres élastiques qui leur permettent de se dilater ou de s'écraser. C'est pourquoi, pour faire revenir le sang vers le cœur, il faut exercer une pression sur la paroi veineuse. Lors de la marche, les veines du pied sont écrasées par le poids du corps et le sang est éjecté vers le mollet. Puis, les muscles de la jambe prennent le relais et en se contractant, compriment les veines pour propulser le sang vers le haut. Enfin, l'inspiration achève de le faire affluer vers le cœur.
Par ailleurs, à l'intérieur des veines, des sortes de clapets appelés valvules, que l'on retrouve tous les 5 cm environ sur la paroi veineuse, empêchent le sang de redescendre sous l'effet de la pesanteur.
Que se passe-t-il dans la thrombose veineuse ?
La thrombose veineuse est provoquée par la stase veineuse, associée à un facteur qui favorise la coagulation du sang (lésion de la paroi veineuse ou anomalie du contenu du sang).
La stase veineuse
Lorsque sa circulation est ralentie, le sang stagne et épaissit. Au niveau du « nid » formé par une valvule, un caillot commence à se former, sa tête adhérant contre la paroi de la veine. Ce petit caillot amplifie les turbulences et le phénomène de coagulation. Le thrombus s'étend en amont et surtout en aval, augmentant le risque d'embolie pulmonaire si cette partie non adhérente se détache. Secondairement, le caillot va adhérer à la paroi et obstruer totalement la veine, entraînant des manifestations inflammatoires visibles (œdème, douleur).
Coupe longitudinale d'une veine thrombosé
Une altération de la paroi veineuse
Dans ce cas, les plaquettes sanguines s'accumulent au niveau de la lésion et activent la coagulation et la formation de brins de fibrine qui permettent le colmatage de la brèche. Ce phénomène serait d'autant plus important dans la thrombose artérielle.
Une anomalie du contenu du sang
Pour que le sang circule correctement, il doit exister un équilibre entre les phénomènes de coagulation et de fluidification. Parfois, l'augmentation des facteurs de coagulation ou la diminution des facteurs de fluidité entraîne un déséquilibre du côté de la coagulation.
La circulation veineuse
RT: Dernière mise à jour 03 mai 2011: RP02128

