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Vos questions
1. J'ai entendu dire que la maladie de Parkinson était une maladie génétique. Est-ce vrai ?
Devant l'existence de familles dans lesquelles plusieurs membres sont atteints, on peut en effet se poser la question d'une cause génétique à l'apparition de cette maladie. La recherche génétique progresse et les chercheurs ont effectivement trouvé des gènes qui pourraient être responsables de cette maladie.
Mais il existe aussi des produits toxiques, tels que les neuroleptiques, des drogues, des métaux lourds (plomb, cuivre, manganèse,.) connus pour entraîner la destruction des noyaux gris dopaminergiques et provoquer l'apparition d'une maladie de Parkinson . Une infection virale peut aussi en être responsable.
Les études actuelles ne permettent pas de conclure définitivement sur son origine ; de même qu'aucun facteur de risque prédominant n'a pu être identifié.
2. Est-ce que la maladie de Parkinson peut évoluer vers une démence ?
L'apparition d'une démence chez un patient atteint de la maladie de Parkinson n'est pas toujours due à la maladie elle-même. Elle peut être une pathologie à part entière ou bien être associée à la maladie de Parkinson existante. Elle est plus fréquente chez les patients âgés.
3. Où en est la recherche sur l'implantation d'électrodes dans le cerveau pour traiter la maladie de Parkinson ?
Les études avancent ; un certain nombre de patients a subi cette opération chirurgicale qui consiste à implanter des électrodes là où les neurones sont déficients et à les stimuler, les résultats sont encourageants. Ce geste chirurgical est réservé à une petite catégorie de patients sélectionnés, dont on sait que la réponse à ce traitement sera positive.
Ce traitement n'est pas sans effets secondaires ; l'adaptation du traitement en post-opératoire est longue et certains patients présentent un retentissement sur leur façon de vivre. Les patients atteints de la maladie de Parkinson ne pourront pas tous bénéficier de ce traitement.
4. Mon père âgé de 65 ans a la maladie de Parkinson et son médecin traitant lui a prescrit un traitement dopaminergique. Je suis heureuse de le voir à nouveau actif, combien de temps cela va durer ?
Le traitement anti-parkinsonien peut être efficace pendant plusieurs années, on parle de « lune de miel » du parkinsonien. De nombreux patients plus jeunes atteints de la maladie de Parkinson gardent une activité professionnelle pratiquement normale.
Mais le traitement anti-parkinsonien ne guérit pas la maladie, il ne fait que remplacer la dopamine manquante chez ces patients ; au début de la maladie, les neurones fabriquent encore de la dopamine mais en moins grande quantité, celle-ci ajoutée au traitement permet que tout rentre dans l'ordre.
Cependant la maladie continue d'évoluer et il est vrai qu'à terme, les thérapeutiques sont de moins en moins efficaces. Des associations de thérapies sont néanmoins réalisées afin de répondre aux besoins du patient le plus longtemps possible. La durée d'efficacité de ce traitement est très variable et dépend de la rapidité d'évolution de la maladie propre à chaque patient.
5. J'ai entendu dire que la maladie de Parkinson pouvait aussi se traduire par des symptômes nocturnes. Quels sont-ils et existe-il un moyen de les empêcher ?
Oui, il existe des symptômes nocturnes dans la maladie de Parkinson . Cela peut se matérialiser par des akinésies, des crampes nocturnes, des perturbations des phases du sommeil (raccourcissement des phases et de la durée totale, anxiété majorant l'insomnie) et des troubles urinaires. Ces troubles peuvent entraver les performances motrices du lendemain.
Il existe cependant des traitements pour lutter contre ces troubles. Une hygiène de vie saine, en évitant les excitants le soir et en respectant son cycle circadien, peut améliorer le sommeil. De même l'ajustement du traitement anti-parkinsonien avec le recours à des formes retard de lévodopa ou à des agonistes dopaminergiques permet de diminuer l'akinésie nocturne et les dystonies douloureuses du matin. (1)
Source :
(1) La maladie de Parkinson , sous la direction d'André Rascol. Edition Masson. Troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson , 1998 .
RT: Dernière mise à jour 13 avril 2011: RP01313

