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Prise en charge
La prise en charge de la maladie de Parkinson est faite par le médecin traitant et le neurologue. Certains patients auront besoin de l'intervention d'un kinésithérapeute ou d'une orthophoniste.
Les patients et leur famille ainsi que les associations de malades sont partie prenante dans le suivi et l'amélioration des soins.
Les traitements médicamenteux
Les médicaments actuels compensent le déficit en dopamine dû à la destruction des neurones dopaminergiques. Il n'existe donc actuellement aucun traitement curatif de la maladie de Parkinson . Les traitements dopaminergiques ont, depuis 30 ans, révolutionné la prise en charge des patients.
La L-dopa reste le moyen de référence de la MPI, même si depuis quelques années, les agonistes dopaminergiques jouent un rôle thérapeutique croissant. D'autres médicaments tentent de corriger le déficit dopaminergique en modulant l'activité d'autres systèmes de neurotransmission (glutamatergique, cholinergique, etc.)(6).
Dans tous les cas, il est essentiel de maintenir une activité physique (marche, gymnastique, sport.) et de faire appel à la kinésithérapie dès que c'est nécessaire afin que le patient maintienne son capital physique.
Le traitement chirurgical (3, 4)
La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau sub-thalamique (NST) est une technique chirurgicale pour traiter les formes sévères de la maladie de Parkinson (environ 10 à 15% des cas).
Ce traitement consiste en l'implantation d'une électrode de stimulation dans le NST, celle-ci est reliée à un stimulateur.
Les sujets qui peuvent en bénéficier sont soigneusement choisis, ils ne doivent pas présenter de troubles de la mémoire, ni d'antécédents psychiatriques graves.
Les séances de kinésithérapie et d'orthophonie
La kinésithérapie est souvent nécessaire, parfois dès le début de la maladie. Elle permet d'éviter les raideurs, les mauvaises positions, les contractures, elle permet aussi de garder une musculature correcte grâce aux exercices physiques adaptés.
L'orthophonie permet d'entretenir la voix et l'écriture.
Sources :
(3) La lettre du neurologue, Octobre 2003, La stimulation du noyau subthalamique dans la maladie de Parkinson affecte-t-elle les fonctions cognitives et le comportement ; p270 à 273
(4) La lettre du neurologue, Mars 2004, Stimulation cérébrale profonde (SCP) dans la maladie de Parkinson ; p4
RT: Dernière mise à jour 03 mai 2011: RP01313

