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Evolution et complications
L'HBP est souvent capricieuse et son évolution est difficile à prévoir. Pour éviter l'apparition de complications, consultez régulièrement votre médecin. Si vos symptômes s'aggravent, votre médecin peut éventuellement demander des examens complémentaires.
La rétention aiguë d'urine est la complication la plus courante de l'HBP. Cette impossibilité totale d'uriner, très douloureuse, doit être soulagée d'urgence par ponction de l'urine. Non traitée, cette rétention risque de devenir chronique et de provoquer une distension de la vessie.
L'apparition d'une incontinence urinaire, c'est-à-dire l'impossibilité de retenir ses urines, peut être due à un « débordement » de la vessie. Par ailleurs, une vessie qui ne se vide pas complètement favorise la prolifération de bactéries. Il existe donc un risque d'infection. La stagnation de l'urine dans la vessie peut également engendrer des calculs vésicaux. Parfois, du sang peut être observé dans les urines, ce que l'on appelle hématurie.
A terme, une insuffisance rénale peut apparaître. Un suivi et un traitement approprié de l'HBP permettent d'éviter la plupart des complications.
Examens complémentaires
Lors de votre consultation, votre médecin peut demander différents examens pour confirmer son diagnostic ou pour évaluer l'impact de la maladie sur votre appareil urinaire.
L'examen des urines à la bandelette permet de détecter au cabinet du médecin la présence de sang, de protéines ou d'une infection. En cas de signe évocateur, votre médecin pourra vous demander de pratiquer un ECBU.
L'examen cytobactériologique des urines (ECBU) permet de déceler une infection urinaire.
Le bilan rénal permet de révéler un niveau trop élevé de créatinine dans votre sang, pouvant indiquer une insuffisance rénale.
Le dosage du PSA est réalisé par une simple prise de sang. Cette substance naturellement sécrétée par la prostate est généralement présente dans le sang à un très faible taux. Lorsque sa concentration est élevée, un cancer doit être suspecté mais d'autres examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic car le PSA peut s'élever dans toutes les maladies prostatique, hypertrophie bénigne en particulier.
La biopsie de la prostate permet d'exclure un cancer.
L'échographie permet à votre médecin de visualiser votre appareil urinaire et de détecter d'éventuels calculs vésicaux, diverticules ou un résidu post-mictionnel indiquant que votre vessie ne se vide pas totalement lorsque vous urinez. Il n'est pas nécessaire pour le diagnostic, le bilan ou la surveillance d'une HBP symptomatique.
Le toucher rectal est un examen indolore et incontournable dans le diagnostic initial de l'HBP.
La débimétrie urinaire est un examen optionnel pratiqué par l'urologue en général. Il mesure le débit ou le flux urinaire.
Le bilan urodynamique permet d'évaluer le degré de sévérité des troubles mictionnels en mesurant notamment le volume et la durée de vos mictions. Les résultats peuvent révéler une altération de la qualité du jet mictionnel dont vous n'étiez pas conscient. Cet examen n'est pas systématique mais il peut être utile dans l'optique d'une intervention chirurgicale.
L'urographie intraveineuse consiste à injecter un produit de contraste dans une de vos veines puis, en prenant des radiographies, à observer son cheminement dans l'appareil urinaire. Votre médecin peut ainsi observer d'éventuelles anomalies au niveau de l'appareil urinaire : malformations, tumeurs, calculs mais aussi une hypertrophie bénigne de la prostate. Cet examen n'est pas utile lors du bilan initial d'une HBP symptomatique.
RT: Dernière mise à jour 13 avril 2011: RP01743

