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Symptômes et diagnostic
Il est important de dépister tôt une BPCO ou au moins un terrain à risque ; un examen clinique normal n’élimine pas une BPCO. Dès qu’une BPCO est diagnostiquée, il faut qu’elle soit prise en charge et que le patient arrête de fumer s’il est tabagique. L’arrêt du tabac est la seule manière d’enrayer l’évolution de la BPCO vers l’insuffisance respiratoire.
Les symptômes
Une toux chronique, la sécrétion de mucus (crachats) et la dyspnée (essoufflement) précèdent parfois de plusieurs années l’obstruction bronchique
La toux et l’expectoration chronique sont les signes fonctionnels caractéristiques de la BPCO débutante et suffisent à eux seuls à définir la bronchite chronique (existence d’une toux chronique productive, 3 mois par an, au moins deux années consécutives, sans cause identifiée de toux chronique).
Toux et crachats sont la traduction directe de l’inflammation bronchique qui se manifeste par une hypersécrétion de mucus et une altération de l’épuration muco-cilière.
La consultation médicale débute toujours par un interrogatoire sur les circonstances d’apparition des symptômes, leur fréquence, …
Une toux productrice est le premier signe d’alerte d’une BPCO mais le patient consulte rarement pour cela, pensant le tabac responsable de sa toux. Il va souvent voir son médecin seulement quand la gêne respiratoire (dyspnée) est installée et l’empêche d’avoir une activité physique quotidienne normale. La gêne respiratoire révèle une BPCO déjà installée depuis un moment, parfois depuis longtemps si le patient n’a pas ou peu d’activité physique ou qu’il diminue progressivement son activité justement pour ne pas être essoufflé.
Le médecin utilise une échelle de dyspnée pour évaluer le handicap en tenant compte de l’activité habituelle du patient et de son éventuelle adaptation à son handicap.
Le diagnostic de la BPCO
Le dépistage de la BPCO nécessite plusieurs étapes :
La première étape est le dépistage d'une éventuelle anomalie du souffle :
- à l'aide d'un débit-mètre de pointe, encore appelé «peak-flow»,
- ou avec un spiromètre miniaturisé.
La spiromètrie reste l’étalon pour classifier la sévérité de la BPCO (4). Il est nécessaire d'établir un diagnostic à l'aide d'explorations fonctionnelles respiratoires (EFR), au repos et à l'effort. Ces examens sont simples à réaliser et indolores.
Quand la BPCO est sévère, le médecin peut demander des gaz du sang pour rechercher une hypoxémie (diminution de la quantité d’oxygène dans le sang).
Il existe également des tests de réversibilité. Ils se pratiquent en administrant un médicament broncho-dilatateur et permettent d’éliminer un asthme ou une hyperréactivité bronchique dont les chiffres obtenus orienteraient aussi vers un syndrome obstructif.
La radiographie pulmonaire peut aussi être utile. Elle ne permet pas de faire le diagnostic de BPCO mais recherche des signes de complication de la maladie : une distension pulmonaire due à un emphysème par exemple ou des signes de maladie associée : la présence d’une tumeur qui serait visible aux rayons X ou encore une infection pulmonaire.
Sources :
(4) The Global Initiative for Chronic Obstructive Lung disease (GOLD) revised 2009; www.goldcopd.com.
RT: Dernière mise à jour 13 avril 2011: RP02064

